Encore assisté ou déjà autonome?

On parle beaucoup de conduite autonome. Mais pour ce faire, il ne suffit pas de disposer de quelques systèmes d’assistance. Nous expliquons les cinq étapes qui mènent au véhicule autonome.

2. November 2020

Cinq étapes mènent à la conduite totalement autonome: la conduite assistée, semi-automatisée, hautement automatisée, entièrement automatisée, autonome. Même si l’on parle déjà beaucoup de conduite autonome aujourd’hui, celle-ci n’est pour l’instant encore qu’une vision d’avenir. Il reste quelques défis techniques à relever. Par ailleurs, le cadre juridique fait également défaut dans des domaines importants.

Niveau 1: conduite assistée
Sur le niveau le plus bas, le conducteur a le contrôle constant de son véhicule et doit également toujours faire attention à la circulation. Il est aidé par des systèmes d’assistance individuels qui sont indépendamment les uns des autres dans le guidage longitudinal ou transversal. En général, il s’agit du régulateur de vitesse Tempomat, de la régulation de distance automatique et de l’assistant de changement de voie. En cas d’accident ou de violation du code de la route, le conducteur est entièrement responsable.

A lui seul, un assistant de régulation de distance ne suffit pas pour assurer la conduite autonome.

A lui seul, un assistant de régulation de distance ne suffit pas pour assurer la conduite autonome.

Niveau 2: conduite semi-automatisée
Même un cran plus haut, le conducteur ou la conductrice restent responsables. Cependant, les conducteurs sont assistés simultanément dans le guidage longitudinal ou transversal du véhicule. Le véhicule est par exemple capable de rester sur sa voie, de freiner et d’accélérer à nouveau sur l’autoroute. Pour ce faire, différents systèmes individuels sont combinés entre eux – en l’occurrence le radar de régulation de distance automatique, l’assistant de freinage d’urgence et le système d’alerte de changement de voie.
 

Niveau 3: conduite hautement automatisée

Maintenant, cela commence à devenir intéressant: au niveau 3, le conducteur peut temporairement ne pas prêter attention à la conduite et à la circulation. Le véhicule prend intégralement en charge la conduite dans un contexte déterminé. Toutefois, le conducteur doit pouvoir, dans un laps de temps déterminé, reprendre à tout moment le contrôle du véhicule quand celui-ci l’y invite. Aucun véhicule de niveau 3 ne circule sur nos routes à l’heure actuelle. Même si la nouvelle Classe S de Mercedes-Benz en est capable. Les dernières questions juridiques qui font actuellement obstacle à l’homologation des véhicules de niveau 3 en Europe seront probablement résolues au plus tôt à la mi-2021.

Niveau 4: conduite entièrement automatisée
Au cours de la quatrième étape, la conductrice se transforme en passagère. Pendant un certain temps, elle peut entièrement transférer le contrôle de la voiture au système. Sa voiture parcourt certains trajets de manière autonome, par exemple dans le parking couvert ou sur l’autoroute. Pendant ce temps, les passagers lisent le journal, surfent sur Internet ou peuvent même dormir. En théorie du moins car à l’heure actuelle, le cadre juridique pour l’utilisation du niveau 4 n’a pas encore été défini. Au fait: la nouvelle Classe S de Mercedes-Benz dispose de la toute première fonction de stationnement de niveau 4 du monde dans un véhicule de série. En principe, par le biais du smartphone, la voiture est en mesure de se rendre seule à une place de parking réservée dans les parkings compatibles.

Une Classe S est garée à l’aide du smartphone.

Une Classe S est garée à l’aide du smartphone.

Niveau 5: conduite autonome

L’aboutissement de la conduite autonome: la voiture s’acquitte de manière autonome de toutes les tâches requises par la circulation routière, et ce même dans des situations complexes comme traverser un carrefour, circuler sur un rond-point ou freiner avant le passage piétons. Mais pour le niveau 5, là aussi il n’existe pas de cadre juridique. Tant que les droits et obligations des constructeurs automobiles, des logiciels et des assurances n’auront pas été clarifiés, aucun véhicule ne pourra circuler de manière entièrement autonome sur les routes suisses.