Ce sont des anecdotes comme celles-ci qui ont fait de la G un mythe, une icône. Tout le monde la connaît, cette voiture carrée sur roues. Un véhicule dont la conception est restée pratiquement inchangée depuis plus de 40 ans et qui a marqué l’histoire. Grâce à ses trois blocages de différentiel, la G surmonte non seulement tous les obstacles, mais elle est aussi le seul véhicule à faire le grand écart entre accessoire lifestyle et bête de somme.
Monsieur Vogler, dans l’univers de la marque, quelle est la différence entre une tendance et une icône?
Une tendance est quelque chose d’éphémère, tandis qu’une icône dure dans le temps. C’est un statut très long à obtenir. Les tendances se succèdent rapidement. Une icône est admirée à vie.
Comment un produit devient-il une icône? Le fabricant a-t-il une quelconque influence là-dessus?
On ne prévoit pas la création d’icônes. Un produit arrive dans le monde sous une marque donnée. La marque détermine la relation entre le produit et le client, et constitue ainsi la base de l’acceptation du produit. Lorsqu’une marque crée un lien émotionnel, la première étape est réussie. Sans émotion, on ne peut pas célébrer les icônes. Les émotions peuvent prendre le pas sur la raison. La Classe G en est un très bon exemple (rires).
Quoi d’autre?
Le design est un facteur essentiel car il déclenche le mécanisme du «je le veux». Apple a déclaré il y a 30 ans dans son «What»: «Our products are beautifully designed and easy to use». C’était inédit: un groupe technologique qui mise d’abord sur le design avant de miser sur la fonctionnalité. En outre, un produit doit impérativement être de bonne qualité. La marque et le produit doivent être accessibles pour le groupe cible, ce qui implique un budget adéquat. Et le choix du groupe cible joue également un rôle. De plus, le produit doit répondre à un besoin fonctionnel.
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