Partis à la recherche du meilleur pain de Suisse à bord de la Mercedes-AMG GT 63, nous avons rencontré un homme avec une passion toute particulière pour la farine et les moteurs.
28 juin 2024
Le pain est un aliment de base de notre alimentation. Mais il est tout sauf accessoire. Dans la haute gastronomie notamment, il fait l’objet d’une attention croissante. «Souvent, le pain nous permet de nous faire une première impression d’un restaurant», explique Daniel Amrein pour justifier l’engouement actuel. Ce dernier est également connu comme étant l’«Eigenbrötler». Ses «œuvres boulangères» se retrouvent dans de nombreux grands restaurants, car le fournil de cet habitant de Wauwil s’articule autour d’un seul et unique objectif: la qualité.
«Lorsque j’ai repris la boulangerie de mon père en 1992, je voulais faire les choses différemment», se souvient-il. Selon lui, cela n’a pas été bien accueilli dans le paisible village de Wauwil, où l’on s’était habitué à la boulangerie de village classique. Mais très vite, les villageois ont constaté que Daniel Amrein n’était pas ouvert à la discussion lorsqu’il s’agissait de sa vision des choses et l’ont alors surnommé l’«Eigenbrötler», autrement dit «l’excentrique». C’est ainsi que le nom de sa boulangerie est né.
Cuits sur pierre
Daniel Amrein a tout d’abord fait construire un grand four à briques dans ce fournil. «Il pèse environ 50 tonnes. Je le chauffe avec le bois d’un agriculteur local.» Ce boulanger passionné brûle environ trois stères de bois de sapin par mois. «Pour les grandes quantités de pain, j’ai un four en pierre à cinq étages, chauffé électriquement», explique-t-il. Toutefois, le grand four à bois reste la pièce maîtresse car il crée une atmosphère agréable dans le magasin. Le fait que le four soit chauffé à l’électricité ou au bois n’est pas déterminant pour le goût du pain. «L’important, c’est que la chaleur soit diffusée en continu par la pierre. Cela me permet de cuire le pain à 300 degrés. Si on le faisait dans un four normal, il brûlerait.» La chaleur est transmise de manière homogène par les pierres chaudes de ses fours, ce qui permet d’obtenir une belle croûte. C’est à ce genre de détails que Daniel Amrein attache une importance toute particulière. «Ils confèrent à mon pain une qualité unique et le rendent ainsi reconnaissable entre mille.»